Perspectives 2022 de A à Z

Publié le 04/01/2022 - Jean-François Bay
Afin d’identifier les principaux risques sur 2022 et les perspectives de rendement des différentes classes d’actifs mais aussi les possibilités de diversification afin d’augmenter la probabilité d’atteindre son objectif d’investissement sur le long terme, Quantalys vous propose une synthèse des Perspectives macro-économiques de plusieurs grands gérants mondiaux ainsi que les liens pour télécharger les rapports complets réalisés par les équipes de stratégistes de ces grandes maisons en ce début d’année.

En débutant 2022, les investisseurs avertis savent que les rendements réels nets de l’inflation n’ont jamais été aussi faibles pour le cash et les placements obligataires à taux fixe. Par ailleurs, les actifs risqués et les actions sont à des niveaux de valorisation extrêmement élevés.

Par conséquent, en 2022, et certainement plus que jamais, les investisseurs doivent absolument prendre en compte deux notions fondamentales avant de construire une allocation : les objectifs, horizon de placement et profil de risque de l’investisseur afin de calibrer au mieux son allocation d’actifs et la liquidité qui en découlent. Mais aussi le risque de perte de pouvoir d’achat lié à l’inflation. Pour les investisseurs de long terme, la notion de risque évolue en cette période de changement de paradigme : on passe du risque de volatilité (moins pertinent) au risque d’inflation des investissements (ou risque de perte de pouvoir d’achat).


Aussi, afin d’identifier les principaux risques sur 2022 et les perspectives de rendement des différentes classes d’actifs mais aussi les possibilités de diversification afin d’augmenter la probabilité d’atteindre son objectif d’investissement sur le long terme, Quantalys vous propose une synthèse des Perspectives macro-économiques de plusieurs grands gérants mondiaux ainsi que les liens pour télécharger les rapports complets réalisés par les équipes de stratégistes de ces grandes maisons en ce début d’année.

 

Nous vous souhaitons donc une bonne lecture et de bonnes décisions d’investissement !



 

Allianz

« L'agilité »

Les auteurs :

  • Virginie Maisonneuve, Global CIO Equity
  • Franck Dixmier, Global CIO Fixed Income
  • Greg Hirt, Global CIO Multi Asset
  • Emmanuel Deblanc, Head of Private Markets

 

  • Actions : Les marchés volatils pourraient offrir un terrain fertile aux spécialistes de la sélection de titres
  • La croissance économique semble devoir ralentir après le rebond induit par l’« effet de base » observé en 2021. Les incertitudes et les difficultés d’approvisionnement en lien avec la pandémie freineront vraisemblablement la croissance tout en continuant d’alimenter la volatilité des prix. Il y aura sans doute aussi une divergence entre les statistiques conjoncturelles et le soutien monétaire des banques centrales dans diverses régions du monde et les marchés devraient être sensibles aux moindres données macroéconomiques, qu’elles soient positives ou négatives. Pendant ce temps, l’inflation devrait rester supérieure aux attentes de bien des observateurs du marché.

 

  • Taux : Dans un environnement de taux bas, cherchez les banques centrales proactives et les obligations « vertes »
  • Compte tenu des multiples signes indiquant que les taux d’intérêt resteront durablement bas, il devient urgent pour les investisseurs de réévaluer leurs portefeuilles afin de prendre en compte cette perspective. La gestion des risques et les stratégies de diversification doivent devenir beaucoup plus agiles. Nous examinons de près la surpondération sélective des obligations des pays émergents où les banques centrales ont anticipé les risques d’inflation, tant que les valorisations semblent intéressantes. Par ailleurs, les émissions mondiales d’obligations vertes, sociales et en lien avec la durabilité ont récemment atteint un niveau record, preuve que les investisseurs obligataires prennent de plus en plus au sérieux la lutte contre les risques climatiques et les problématiques sociales.

 

  • Multi-Assets : Relevez le défi des taux d’intérêt bas, des valorisations élevées et de l’inflation avec des stratégies multi asset
  • Les actions et autres actifs risqués devraient être soutenus en partie par la fin de la reprise mondiale post-Covid et par les liquidités abondantes des investisseurs qui neutraliseront les effets des taux réels négatifs (après inflation). Les obligations traditionnelles devraient quelque peu pâtir des risques d’inflation toujours élevés et de la réduction des achats d’emprunts d’État des grandes banques centrales. Les investisseurs qui cherchent à diversifier leur portefeuille face au risque d’inflation pourraient privilégier une combinaison de matières premières, d’alternatives liquides et d’obligations indexées sur l’inflation. Dans l’ensemble, l’environnement actuel caractérisé par des taux d’intérêt faibles, voire négatifs, des valorisations élevées et une inflation en hausse pourrait être défavorable aux classes d’actifs traditionnelles. Les stratégies multi asset, qui offrent une exposition à un large éventail de classes d’actifs et peuvent adopter des positions longues ou courtes, pourraient aider les investisseurs à gérer un éventail croissant de risques.

 

  • Private Assets : L’année 2022 pourrait offrir un contexte favorable aux marchés non cotés
  • Face aux multiples incertitudes inhérentes aux perspectives macroéconomiques de 2022, les investisseurs institutionnels devraient prendre en considération l’effet de diversification des marchés non cotés qui, pour la plupart, affichent une faible corrélation avec les marchés publics. Du private equity à la dette privée, des infrastructures renouvelables au financement du développement, les marchés non cotés couvrent un vaste éventail de scénarios d’investissement. Et grâce à la capacité de certaines stratégies de marchés non cotés à se déployer sur plusieurs années, les investisseurs peuvent renforcer leur diversification générale.

 

Télécharger le rapport complet :

https://fr.allianzgi.com/fr-fr/investisseursprofessionnels/nos-publications/actualites-des-marches/perspectives-2022





 

Amundi

« Investir dans la grande transformation »

Les auteurs :

  • Pascal BLANQUÉ, Directeur des Gestions
  • Vincent MORTIER, Directeur Adjoint des Gestions

A mesure que l'économie mondiale se remet des blessures causées par la pandémie et que l'inflation fait son grand retour après des décennies d'absence, le monde se prépare à relever les plus grands défis de son histoire : la transition énergétique pour lutter contre l'inexorable crise climatique et le développement d'un modèle de croissance inclusif. Nous pensons que 2022 sera une année charnière à cet égard et qu'elle sera marquée par la mobilisation de ressources considérables pour relever ces deux défis. En parallèle, certains des paradigmes qui avaient caractérisé la décennie précédente sembleront dépassés

 

  • Le scénario du retour des années 70 monte en puissance.
  • Le scénario de stagnation à long terme est l'affaire du passé et celui d’un retour des « années folles » (nouveau miracle économique) n'est plus qu'un rêve. La croissance mondiale reviendra à son potentiel après le pic, lorsque les stimulations cycliques s'estomperont. L'inflation s'avérera être un phénomène durable et incertain, alimenté par les difficultés d'approvisionnement et de multiples pénuries. La désynchronisation des trajectoires de croissance et d'inflation revient en force : la mondialisation va en être impactée.
  • Les banques centrales (BC) ont la clé du cycle.
  • Une trajectoire de stagflation se dessine, avec le risque que les banques centrales perdent le contrôle en tentant d'équilibrer le rapport entre croissance et inflation. Dans les marchés développés (MD), les BC accepteront d’intervenir avec retard, étant donné leur indifférence bienveillante vis-à-vis du scénario d'inflation.
  • Il faut s’attendre à davantage (et non à moins) de politiques monétaires accommodantes (début 2023)
  • Après un début timide vers une réduction des dispositifs de soutien, il faut s’attendre à davantage (et non à moins) de politiques monétaires accommodantes (début 2023) dans un contexte de ralentissement de la croissance et d'augmentation des besoins budgétaires nécessaires au financement d’une transition verte et juste. Les BC et les gouvernements travailleront de concert pour monétiser davantage de dette et poursuivre la répression financière.
  • Le cycle va encore se prolonger, mais la frénésie des marchés appartient au passé.
  • Durant la séquence de réduction des dispositifs de soutien et de décélération, qui sera suivie d'un renforcement des mesures de relance et d'accélération, les investisseurs devront d'abord être prudents (neutres sur les actifs risqués) et rechercher les points d'entrée pour compléter leur positionnement stratégique sur les actions, les matières premières et les marché émergents (ME). Ces derniers devraient revenir sur le devant de la scène après une décennie perdue, au cours de laquelle le niveau d'investissement à l’international est passé sous les objectifs stratégiques.
  • Le concept de marché émergents (ME) formant un bloc est définitivement révolu.
  • La vraie démarcation se fera entre trois mondes :
    • 1) les pays avec de l'inflation et des banques centrales intervenant pour la contrôler
    • 2) les pays avec des banques centrales inactives (qui ont perdu le contrôle)
    • 3) la Chine
  • Les investisseurs devront privilégier les pays des catégories 1 et 3, dont les devises devraient également s'apprécier par rapport au dollar américain, qui porte le poids des politiques hyper-keynésiennes.
  • Les rendements réels forment le nouvel horizon.
  • Méfiez-vous de l'illusion nominale. Les portefeuilles 60/40 seront plus difficiles à gérer. La corrélation positive entre les actions et les obligations impose une allocation plus dynamique. Les paris de valeur relative et les sources de diversification susceptibles d'atténuer le risque d'inflation, comme les actifs réels, seront primordiaux.
  • Les taux réels détermineront le sort des valorisations excessives des actions. Ceux-ci finiront par se redresser, fragilisant les bulles des secteurs de croissance. La sélection doit se concentrer sur les bénéfices et le pouvoir de fixation des prix, la qualité et les titres décotés, sur fond de hausse des taux et de coûts plus élevés.
  • Résister à la tentation des durations longues après la première phase de hausse des rendements nominaux. Les mouvements de courbe, les devises et les opportunités transrégionales se multiplieront dans un contexte marqué par des politiques monétaires divergentes. Une gestion obligataire sans contrainte sera la règle.
  • Des fragilités liées à des problèmes d'endettement devraient probablement apparaître. Cela déclenchera un premier cycle de grande discrimination parmi les titres de crédit fortement valorisés, entre ceux qui sont fragiles, menacés par le resserrement des conditions de liquidité et le retour à la normale des taux de défaut, et ceux qui sont plus solides.
  • La relance verte et sociale favorisera la généralisation de l'ESG, mais la transition ne sera pas linéaire. L'écosystème ESG (réglementation, coalitions, préférences des investisseurs) déterminera la demande et la qualité des données et influencera le processus de détermination des prix, avec des boucles de rétroaction positive entre l'adoption de certains facteurs ESG et leur impact croissant sur les prix.
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Télécharger le rapport complet :

https://research-center.amundi.com/article/2022-investment-outlook-investing-great-transformation


 

AXA

« Compression, décompression, absorption »

Les auteurs :

  • Gilles Moëc – AXA Group Chief Economist and AXA IM Head of Research
  • Chris Iggo – AXA IM Core Investments CIO

 

Nous nous dirigeons vers le deuxième anniversaire de l’épidémie de Covid-19, et le virus reste une préoccupation majeure pour les investisseurs. Tandis que certains pays intensifient leurs campagnes de vaccination, d’autres voient apparaître de nouveaux foyers alors que la fin novembre a été marquée par l’émergence du nouveau variant Omicron. Nous pensons néanmoins que la reprise post-pandémie va se poursuivre au sein des principales économies. En 2022, la croissance du PIB sera probablement inférieure aux chiffres de 2021 liés au phénomène de rebond, mais nous continuons de tabler sur une solide expansion économique. En cas de chocs inattendus, la capacité de l’économie mondiale à maintenir son rythme de reprise pourrait être remise en question. L’inflation devrait rester un sujet de préoccupation l’an prochain, tandis que les taux d’intérêt commenceront à monter sur de nombreux marchés à mesure que les banques centrales resserreront leur politique monétaire.

 

  • Recul de la pression sur l'offre
  • 2021 a été une année de décompression rapide, la demande a rattrapé rapidement son retard à mesure que les économies redémarraient, ce qui a exercé une forte pression sur l’offre et déclenché une hausse des prix à la consommation sans précédent depuis des décennies. Nous pensons que l’année 2022 marquera l’absorption progressive du choc de la pandémie, avec des chiffres du PIB certes solides mais moins spectaculaires dans la mesure où une grande partie du phénomène de rattrapage est à présent derrière nous, ainsi qu’une normalisation de la situation en matière d’offre qui permettra à l’inflation de ralentir. Les banques centrales pourront ainsi rester prudentes quant au rythme de normalisation de leurs politiques. Il est devenu impossible de songer aux perspectives macroéconomiques sans tenir compte de l’impact de la lutte contre le changement climatique. Un élément essentiel du processus consiste à réallouer les capitaux vers les secteurs et les entreprises en transition vers une économie Net zéro. L’effort d’investissement nécessaire pour y parvenir, qui sera considérable, commence déjà à être concret, et il devrait selon nous apporter une contribution positive à la croissance économique sur cet horizon prévisionnel.

 

  • Divergence des politiques Nord-Sud
  • Dans les économies avancées, les politiques économiques resteront accommodantes. Il est vrai que les nouveaux paquets fiscaux, en particulier aux États-Unis, sont beaucoup moins massifs qu'au cours des deux dernières années. Mais une grande partie de l'effort budgétaire passé a été "stockée" sous forme d'épargne excédentaire des ménages, créant ainsi une réserve de demande bienvenue.

 

  • Alors que les banques centrales commencent à réduire progressivement leurs mesures de relance, nous pensons qu'elles resteront prudentes, conformément à notre scénario de convergence progressive de l'inflation vers leur objectif, après des chiffres annuels attendus encore élevés au premier semestre 2022. La première hausse des taux n'interviendrait qu'à la fin 2022 aux États-Unis, reflétant l'engagement de la Reserve Fédérale (Fed) à tolérer un certain dépassement de l'inflation. Avec une pression endogène sur les prix encore plus faible et un cycle moins avancé qu'aux États-Unis, nous pensons que cela prendra encore plus de temps dans la zone euro et nous ne prévoyons pas de hausse des taux de la banque Centrale Européenne (BCE) avant 2023.

 

  • En ce qui concerne la BCE, l'accent est probablement moins mis sur les taux directeurs que sur la suppression progressive de l'assouplissement quantitatif. Dans notre scénario de base, le programme d'achat d'urgence en cas de pandémie (PEPP) prendrait fin en mars 2022 mais serait partiellement compensé par un recalibrage du programme d'achats d'actifs (APP) à 40 milliards d'euros par mois jusqu'à la fin de 2022 au moins.

 

  • Dans le monde émergent cependant, la crédibilité des banques centrales n'est pas aussi forte, les obligeant s'engager dans un resserrement monétaire important, freinant la demande. Dans certains pays qui, pour l'instant, s'opposent à cette tendance – comme la Turquie, où la banque centrale réduit ses taux – les conséquences sont fortes en termes de dépréciation de la monnaie. Les pays émergents devront également faire face à d'une demande chinoise moins favorable, à laquelle ils sont plus sensibles que la plupart des économies avancées.

 

  • La lutte contre le changement climatique va stimuler la croissance (pour l'instant)
  • Il serait faux de considérer que la lutte contre le changement climatique n'a pas déjà un impact sur l'économie. Elle est souvent perçue comme un coût. Mais la notion de coût est ambigüe lorsqu'il s'agit de décarboniser le monde. Une partie essentielle du processus consiste à réaffecter le capital vers les secteurs et les entreprises qui effectuent la transition vers une économie nette zéro. Cela entraînera une certaine destruction de capital dans les secteurs et les entreprises qui ne se sont pas adaptés, mais le PIB ne se soucie que de l'investissement brut. Or, l'effort d'investissement nécessaire pour parvenir à une économie nette zéro va être massif, et il devient tangible. Grâce au programme européen Next Generation, dont 30% des fonds sont dédiés à la transition verte, couplé aux initiatives nationales, on peut s'attendre à un effort d'investissement de 2 à 6% du PIB dans les pays clés de la zone euro d'ici 2026 pour la lutte contre le changement climatique.

 

Télécharger le rapport complet :

https://professionnels.axa-im.fr/perspectives-2022



 

Banque de Luxembourg

« Un changement de paradigme pour l’investisseur ? »

Les auteurs :

  • Philippe Celis, Responsable Private Banking Investments

 

  • Une croissance économique toujours soutenue, mais avec disparités
  • La croissance mondiale devrait ainsi dépasser les 5% en 2021. L’OCDE table par ailleurs sur une dynamique solide pour 2022, anticipant 4,5% de progression du PIB. Cette reprise masque néanmoins des écarts importants entre les différentes zones géographiques.
  • Le redressement de l’activité économique a été particulièrement soutenu au sein des pays développés. Les États-Unis ont ainsi déjà dépassé leur niveau d’avant crise tandis que l’Europe vient flirter avec son niveau de pré-pandémie grâce à une reprise robuste de l’activité au deuxième et troisième trimestre. Une forte couverture vaccinale couplée à des politiques monétaires et budgétaires extrêmement expansionnistes ont joué un rôle décisif.
  • Les économies des pays émergents, où les taux de vaccinations sont généralement plus faibles, ont enregistré une année nettement plus difficile. C’est notamment le cas de la Chine qui, après avoir été le seul pays à enregistrer une croissance économique en 2020, s’est retrouvée pénalisée par la remontée épidémique ainsi que par la multiplication des mesures de régulation prises par le gouvernement.

 

  • La question de l’inflation
  • Les Banques centrales continuent de considérer ces fortes hausses des prix comme « temporaires ». Pour cause, la résurgence actuelle de l’inflation est plutôt liée à une pénurie de l’offre qu’à un excès de la demande. En raison des perturbations persistantes des chaines d’approvisionnement, les entreprises ne sont pas en mesure de faire face à la demande. C’est particulièrement le cas du secteur automobile qui a constitué une des principales sources de remontée de l’inflation aux Etats-Unis. Les coûts de l’alimentation et de l’énergie sont également venus alimenter ces poussées inflationnistes. Ces tensions devraient toutefois graduellement refluer en cas d’amélioration de la situation sanitaire.

 

  • Perspectives de rendement
  • Dans ce contexte de reprise soutenue de l’activité, et malgré les inquiétudes plus récentes liées au variant omicron, les marchés boursiers s’inscrivent en forte hausse cette année. Une progression qui s’explique notamment par de solides résultats des entreprises, la croissance des bénéfices ressortant au-dessus de celle des cours boursiers.
  • Les multiples de valorisation restent cependant élevés et reposent sur des marges bénéficiaires largement au-dessus de la moyenne historique. Si cette observation peut être relativisée dans le contexte historique actuel de taux d’intérêts extrêmement bas, il est très probable que les rendements futurs de la classe d’actifs actions seront inférieurs aux rendements que les investisseurs ont pu obtenir par le passé.
  • En termes de valorisation relative, les actions restent pourtant la classe d’actifs à privilégier. De fait, les marchés obligataires, supportés par les interventions massives des Banques centrales ces dernières années, présentent un niveau de surévaluation encore plus important.

 

  • Dépréciation de la monnaie
  • Les interventions répétitives des autorités depuis la crise financière ont permis de soutenir d’une part, les marchés financiers et, d’autre part, la dynamique économique, au prix d’une dépréciation du pouvoir d’achat. Cette situation risque de devenir encore plus problématique si la remontée de l’inflation s’avère durable.
  • Dans un environnement normal, l’investisseur disposant d’une épargne peut bénéficier d’une rémunération de la liquidité supérieure à l’inflation et conserver à long terme son pouvoir d’achat.
  • Un changement de paradigme est néanmoins survenu depuis la crise financière de 2008. Suite à la mise en œuvre de politiques monétaires ultra-accommodantes menées par les banques centrales, la rémunération du cash ne permet plus de se protéger contre les effets de l’inflation. Une situation particulièrement prégnante pour l’investisseur européen pour lequel les taux d’intérêts sont passés en territoire négatif. Par la même occasion, l’ampleur des interventions a poussé les rendements des placements obligataires de qualité à des niveaux extrêmement déprimés.
  • La situation actuelle accule ainsi l’investisseur qui devra faire le choix difficile d’accepter un risque de volatilité plus important, c’est-à-dire accepter de plus amples fluctuations de la valeur de son portefeuille à la hausse comme à la baisse, ou d’accepter une perte de son pouvoir d’achat.

 

  • La notion de risque doit être remise en perspective
  • La volatilité est un risque qui a tendance à s’estomper avec le temps. Depuis le début des années 2000, sur une période d’un an, le marché mondial des actions libellées en euro a déjà connu des reculs de plus de 40% mais aussi des progressions de plus de 60%. Ces performances correspondent respectivement aux périodes de fin novembre 2007 à fin novembre 2008 et début mars 2009 à début mars 2010. Sur une période de 10 ans, le même marché a varié entre -1.5% et +15% en termes de rendements annualisés.
  • Contrairement à la volatilité, le risque de perte de pouvoir d’achat ne se dissipe pas avec le temps. A titre d’exemple, un montant de 100 euros soumis à une inflation de 2% perd plus de la moitié de sa valeur en 40 ans. Plus précisément, sa valeur tombe à 45,29 EUR. Une inflation de 3% verrait sa valeur tomber à 30,65 EUR.

 

  • Implications pour l’investisseur
  • A l’avenir, l’investisseur averti intègrera par conséquent ces deux risques dans la constitution de son portefeuille. En d’autres termes, le choix du profil de risque et de l’allocation d’actifs qui en découle devra être judicieusement équilibré avec le risque de perte de pouvoir d’achat.
  • Le cash et les placements obligataires de qualité libellés en euro étant de moins en moins intéressants dans l’environnement actuel, la solution devra venir en partie des actions. Cependant, certaines de ces poches étant à des niveaux de valorisation extrêmement élevés, il conviendra toutefois d’adopter une approche active de l’investissement et de se limiter aux entreprises de qualité afin de limiter le risque de perte définitive en capital.
  • Il sera également essentiel de s’efforcer de diversifier adroitement son portefeuille et de l’adapter régulièrement en fonction des évolutions de marchés afin d’augmenter la probabilité d’atteindre son objectif d’investissement sur le long terme.
  • En conclusion, plus que jamais en 2022, l’investisseur devra maitriser le concept de prise de risque de manière calculée en conjuguant prudence, rigueur et discipline dans la gestion de son patrimoine.

 

https://www.banquedeluxembourg.com/fr/bank/bl/blog/-/blogpost/perspectives-2022-un-changement-de-paradigme-pour-l-investisseur-1#page-01





 

BlackRock

« Ready for a new regime »

Les auteurs :

  • Karim Chedid, Head of EMEA iShares Investment Strategy
  • Natalie Gill, membre de l’équipe Portfolio Research du BlackRock Investment Institute

 

  • Apprendre à vivre avec l’inflation
  • L’inflation devrait se poursuivre et se stabiliser à un niveau supérieur à l’avant-Covid. Les banques centrales devraient hausser leurs taux, mais rester plus tolérantes aux pressions sur les prix, et garder des taux d’intérêt réels historiquement bas en soutien aux actifs à risques.
  • Prendre du recul face à la confusion
  • Une conjoncture sans précédent : reprise, nouvelles souches virales, inflation due à l’offre, nouveaux cadres des banques centrales… pourrait conduire les politiques à mal interpréter l’inflation. Nous gardons du recul, mais reconnaissons des risques – haussiers et baissiers – autour de notre position de base.
  • Objectif zéro émission nette
  • Le changement climatique contribue à l’inflation. Nous pensons qu’une transition fluide résultera dans le scenario le moins inflationniste, mais même elle revient à un choc de l’offre qui se fera ressentir sur des décennies.
  • Les classes d’actifs privilégiées pour 2022 :
    • Multi-assets approach
    • Actions approche value
    • Obligations indexées inflation
    • Alternative investments : Infrastructure
    • Thématiques : ESG, Tech, Santé

 

Télécharger le rapport complet :

https://www.blackrock.com/fr/intermediaries/literature/whitepaper/2022-implementation-guide-non-product-version-en-emea-pc-whitepaper.pdf




 

BNP Paribas Asset Management

« Naviguer avec le courant »

Les auteurs :

  • ROBERT GAMBI, Global head of investments
  • DANIEL MORRIS, Chief market strategist

 

Même si certaines contraintes sur la production subsisteront une bonne partie de l’année 2022, elles finiront par se dissiper, ce qui permettra aux économies de renouer avec leurs taux de croissance tendanciels sans pour autant générer une hausse de l’inflation.

 

  • Flux : Compte tenu de l’épargne substantielle qu’ils ont accumulée, les ménages disposent des ressources nécessaires pour consommer (presque) sans compter, ce qui pourrait avoir des conséquences inflationnistes. S’il arrivait toutefois que les séquelles de la pandémie freinent la consommation, les banques centrales et les États devraient alors intervenir pour stimuler la demande.

 

  • Inflation : Nous pensons que la dynamique de la hausse des salaires va se dissiper à mesure que les employeurs ajusteront leurs processus et investiront pour réduire leur dépendance à l'égard des pénuries de main d'œuvre. Compte tenu des structures actuelles du marché du travail (pouvoir limité des syndicats, peu de négociations collectives), établir des comparaisons avec les années 1970 est inapproprié.

 

  • Actions : Les actions auront du mal à générer des performances supérieures à la moyenne en 2022. Les actions européennes semblent en passe de rattraper leur retard sur leurs homologues américaines. L'une des principales questions sera de déterminer si les titres value peuvent commencer à effacer leur sous-performance de ces dernières années et inverser la tendance. L'écart de valorisation important entre les titres value et les valeurs de croissance ainsi que la perspective d'une hausse des taux d'intérêt leur confèrent un potentiel de hausse.

 

  • Taux : Si la persistance de l’inflation devait pousser la Réserve fédérale américaine à relever les taux directeurs à plusieurs reprises en 2022, nous ne prévoyons qu'un cycle court de hausse des taux. L’augmentation des rendements des obligations du Trésor américain à plus long terme sera limitée par des anticipations d'inflation modestes et par la taille du bilan de la Fed. Les rendements réels devraient donc rester bas.

 

Télécharger le rapport complet :

https://docfinder.bnpparibas-am.com/api/files/E65AACFB-F2EA-4389-ABE9-5268EEB12365



 

JPMorgan Asset Management

« On lève le pied, mais pas question de freiner »

Les auteurs :

  • Vincent Juvyns , Global Market Strategist
  • Karen Ward, Chief Market Strategist for EMEA

 

Après la forte impulsion provoquée par la réouverture des économies en 2021, 2022 sera marquée par un ralentissement de la croissance et la suppression progressive des mesures de relance des banques centrales et des gouvernements. Nous sommes toutefois loin de craindre un arrêt brutal de l’activité économique ou encore du soutien des autorités.

 

  • Les banques centrales ne devraient pas donner de grand coup de frein
  • Le principal risque pour les marchés est que les banques centrales commencent à s’inquiéter de la pression croissante de l’inflation et appuient sur le frein. Nous ne pensons toutefois pas que cela soit probable. Tout au long de 2021, les banques centrales ont clairement indiqué qu’elles ne souhaitaient prendre aucun risque avec la reprise. D’un point de vue stratégique, elles préféreront avoir eu tort de resserrer leur politique trop tard que trop tôt.

 

  • Les bénéfices ne seront pas engloutis par les coûts
  • Nous sommes optimistes quant aux perspectives de maintien d’une forte demande en 2022, ce qui permettra aux entreprises de conserver leurs marges même face à des coûts élevés. Comme nous l’avons souligné, les bilans des consommateurs semblent très sains. Et même si les aides publiques seront beaucoup moins généreuses à l’avenir, les marchés du travail semblent prêts à prendre le relais avec des signes encourageants de croissance des salaires, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni.

 

  • Emergents : Une réduction progressive des achats d’actifs sans pic de volatilité
  • Les marchés émergents — dont les valeurs ont été les plus touchées en 2013 — sont mieux préparés cette fois-ci. La réduction progressive des achats d’actifs et la hausse des taux américains restent susceptibles d’entraîner un renforcement du dollar et une diminution de la liquidité mondiale, ce qui pourrait avoir un impact sur certains marchés émergents qui dépendent davantage des financements externes.

 

  • Value : Ces valorisations extrêmement élevées se concentrent dans certains segments de croissance du marché, qui pourraient être plus vulnérables à une hausse des taux, notamment si les rendements obligataires devaient augmenter plus rapidement ou plus fortement que nous le prévoyons. Ainsi, certaines actions et certains secteurs semblent davantage vulnérables au risque d’une réévaluation plus rapide des rendements obligataires, comme nous l’avons vu au premier trimestre 2021, lorsque les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans sont passés de 0,9 % à 1,75 %

 

  • Energie : Avantages et inconvénients de la transition énergétique
  • Bien que la récente flambée des prix de l’énergie ait été surprenante par son ampleur, les prix élevés de l’énergie et des matières premières sont une chose à laquelle nous devrons sans doute nous habituer étant donné la transition actuelle vers un monde plus sobre en carbone. La transition énergétique va transformer le paysage de l’investissement au-delà des marchés actions. En 2021, le marché mondial des obligations vertes a franchi la barre des 1 000 milliards de dollars et devrait connaître une croissance régulière dans les années à venir, en tant que source de financement privilégiée pour de nombreux investissements verts. À l’inverse, la transition énergétique engendrera également de nouveaux risques à prendre en considération, tels que ceux liés aux actifs échoués.

 

Télécharger le rapport complet :

https://am.jpmorgan.com/content/dam/jpm-am-aem/emea/regional/fr/insights/market-insights/investment-outlook-2022-fr.pdf



 

Pictet

« Allocation d’actifs : la réouverture reste sur de bons rails »

Les auteurs :

  • Pictet Asset Management Strategy Unit

 

  • Les classes d’actifs risquées se situent à leurs plus hauts historiques ou en sont proches. Il y a de bonnes raisons à cela.
  • La demande des consommateurs et des industries est solide, les goulets d’étranglement dans l’approvisionnement semblent sur le point de se résoudre, ce qui pourrait faire pression à la baisse sur l’inflation, et les bénéfices ainsi que les marges des entreprises restent corrects. À court terme, c’est une bonne nouvelle pour les marchés actions. Néanmoins, ce tableau positif doit être mis en balance face à l’émergence d’une nouvelle menace pour l’économie. Bien qu’il soit tombé tout en bas de la liste de préoccupations des investisseurs, le variant Omicron récemment identifié montre que la pandémie n’a pas disparu. L’évolution de la pandémie ne dicte peut-être plus le cycle économique, mais elle peut certainement l’influencer. Ainsi, malgré l'incertitude accrue, nous pensons que la direction à prendre reste celle de la réouverture et de la quasi-normalisation des économies du monde entier. Pour toutes ces raisons, nous maintenons un positionnement neutre sur les actions et restons négatifs sur les obligations. Nous tablons sur une réaccélération progressive de la croissance jusqu’au premier semestre 2022. Le rythme de l’expansion économique mondiale devrait rester supérieur à la tendance dans un avenir proche – notre prévision de croissance du PIB de 4,8% l’année prochaine reste au-dessus du consensus.

 

  • Régions
  • Certains signaux montrent un début d’apaisement des contraintes qui pèsent sur l’approvisionnement et nous pensons que les pressions inflationnistes devraient culminer dans les mois à venir, avant un ralentissement jusqu’à la fin de 2022. Nous tablons donc sur un nouveau rebond de la croissance et, surtout, sur la reprise tant attendue dans le secteur des services, même si elle sera, dans une certaine mesure, freinée par l’émergence du variant Omicron. Cette poussée de croissance devrait grandement profiter aux parties du marché actions qui sont les plus exposées au cycle économique et soutenir les bénéfices des entreprises. En fait, nous sommes optimistes vis-à-vis des bénéfices des entreprises dans la plupart des régions, comme l’illustrent nos attentes supérieures au consensus au sujet de la croissance économique. À l’échelle mondiale, les bénéfices augmenteront, selon nous, de 16% l’année prochaine, alors que le consensus des analystes s’élève à environ 7%. Une croissance des bénéfices supérieure au consensus est plus probable dans la zone euro et au Japon (où la reprise économique n’est toujours pas terminée).

 

  • Chine & Emergents
  • Nous pensons que la surperformance économique des États-Unis et les différences de politiques menées par la Fed et par une BCE plus conciliante soutiendront le dollar, ce qui pèse généralement sur les performances des actions des marchés émergents. Nous abaissons donc les actions des marchés émergents (hors Chine) à sous-pondérer. Une rotation au profit des actions des marchés émergents est probable au deuxième semestre de l’année prochaine.

 

  • Secteurs
  • Nous apprécions également l’immobilier, l’un des secteurs les moins chers de notre grille de valorisation, par rapport à son propre historique de ces 20 dernières années. Ces titres peuvent également servir de couverture partielle contre l’inflation. Les valeurs financières restent notre secteur de prédilection, et ce, pour plusieurs raisons. Malgré son fort rebond cette année, ce secteur reste attractif, la rentabilité des banques devrait s’améliorer, car les rendements obligataires ont augmenté et les obstacles à la distribution de dividendes ont été largement levés par les autorités de réglementation. Nous sommes plus prudents vis-à-vis des secteurs défensifs, dont la performance relativement solide ces derniers mois est vulnérable en cas de reprise de la croissance économique.

 

  • Obligations et monnaies : prêts à affronter la volatilité
  • Pour la plupart des actifs obligataires, aucune amélioration du climat d’investissement n’est attendue à court terme. L’inflation persistante et les efforts des banques centrales pour stopper les mesures de relance monétaire devraient entraîner une hausse des rendements obligataires. Pour compliquer encore la situation, la volatilité sur le marché des obligations d’État a elle aussi fortement augmenté tout au long de l’année en raison de l’évolution des politiques menées par les banques centrales. De plus, nous nous attendons à une poursuite de l’aplatissement de la courbe des taux l’année prochaine, en particulier aux États-Unis. Sur le front des devises, nous nous attendons à voir le dollar se renforcer pendant encore quelque temps, même si les hausses seront probablement limitées.

 

  • Crédit
  • Au sein du crédit, nous avons abaissé les obligations américaines de qualité investment grade à sous-pondérer. Les valorisations sont excessives. La différence entre les rendements des obligations investment grade des États-Unis et les bons du Trésor américain est proche de son plus bas historique, avec 96 points de base. La situation est tout aussi sombre pour la dette à haut rendement américaine, qui reste de loin la classe d’actifs la moins attractive dans notre tableau de bord des valorisations ; nous restons sous-pondérés.

 

Télécharger le rapport complet :

https://www.am.pictet/fr/france/global-articles/2021/perspectives-de-marche-mensuelles/allocation-d-actifs/decembre





 

PIMCO

« Une transformation source d’opportunités »

Les auteurs :

  • Erin Browne, Gérante de portefeuilles Allocation d’actifs
  • Geraldine Sundstrom, Gérante de portefeuilles Allocation d’actifs

 

En 2022, nous tablons sur une croissance économique mondiale positive et sur une inflation élevée qui enregistrera une décrue au fil des mois, même si nous pourrions être amenés à revoir notre prévision d'inflation à la hausse. Nous surpondérons toujours les actifs risqués dans l'ensemble, considérant que l'économie mondiale est en milieu de cycle.

 

  • L'Ère de la transformation
  • PIMCO pense que plusieurs tendances majeures – dont l'innovation technologique, les initiatives en faveur des énergies vertes et les politiques socioéconomiques plus inclusives – créeront des perturbations et, in fine, de belles opportunités d'investissement. Cela a plusieurs répercussions importantes pour les portefeuilles multi-actifs car les risques et les opportunités inhérents à ce nouveau paradigme sont propices à la gestion active.
  • Nous sommes toujours globalement enclins à assumer un risque actions. Conformément à nos prévisions à long terme, nous entrevoyons d'importantes disparités entre les régions et les secteurs à l'avenir, ce qui appelle une approche plus sélective et dynamique. Nous mettons l'accent sur des arbitrages de valeur relative entre régions et secteurs et conservons une marge de manœuvre pour accentuer notre exposition aux segments à forte conviction car la volatilité des marchés est une source d'opportunités.
  • Dans les marchés développés, nous surpondérons toujours les actions américaines, notamment les secteurs de croissance cycliques. Nous sommes également exposés aux actions japonaises, qui présentent généralement un coussin de valorisation et sont sensibles à la croissance cyclique. Les actions européennes sont dans une situation plus délicate à nos yeux
  • Dans les marchés émergents, nous surveillons étroitement l'évolution de la réglementation en Chine et les tensions géopolitiques dans la région et dans le même temps, nous restons optimistes à l'égard de certaines positions en Asie.
  • S'agissant du Crédit, les obligations d'entreprises nous semblent pleinement valorisées et, à ce stade du cycle, la performance économique résiduelle aura tendance à profiter davantage aux actions.
  • S'agissant des autres classes d'actifs, nos avis sont plus nuancés à ce stade du cycle.
  • Le rendement des obligations d'État devrait augmenter au cours du cycle à mesure que les banques centrales relèveront leurs taux mais, dans le cadre d'un portefeuille multi-actifs, nous pensons que la sensibilité aux taux a un rôle à jouer du point de vue de la diversification. Par conséquent, nous maintenons une certaine exposition à la sensibilité. Nous maintenons également une légère surpondération des TIPS (Treasury Inflation-Protected Securities) américains dans les portefeuilles multi-actifs. Malgré la nette augmentation des points morts d'inflation, nous pensons que ces derniers ne reflètent toujours pas une prime de risque d'inflation suffisante dans la mesure où il n'est pas exclu qu'un scénario extrême haussier se matérialise dans les mois à venir
  • Actifs tangibles : Compte tenu des valorisations et de cette perspective, nous sommes optimistes à l'égard des actifs réels dans leur ensemble et avons une préférence pour les actifs sensibles à la croissance, comme les fonds immobiliers cotés (REIT) et les métaux industriels.
  • Nous prévoyons de rester neutres globalement à l'égard des matières premières mais continuerons de guetter les opportunités. Il est vrai que certaines matières premières comme le pétrole offrent un « roll yield » positif qui laisse espérer un rendement appréciable.
  • En ce qui concerne les métaux précieux, le cours de l'or semble conforme à sa juste valeur compte tenu du niveau des rendements réels.

 

Télécharger le rapport complet :

https://www.pimco.fr/fr-fr/insights/economic-and-market-commentary/global-markets/asset-allocation-outlook/opportunity-amid-transformation



 

UBS

« Acting on new realities»

Les auteurs :

  • Evan Brown, Head of Macro Asset Allocation Strategy
  • Nicole Goldberger , Head of Growth Multi-Asset Portfolios

 

Inflation remains a key risk and with the increasing momentum for action to adjust to a net-zero economy, what will investing in companies exposed to them mean for investors?

 

  • Better starting points
  • Unprecedented fiscal and monetary accommodation also limited insolvencies and promoted a faster rebound in earnings. The result is that ratios of debt to enterprise value for global equities recovered quickly, and all-in borrowing costs for US investment grade companies are near record lows. That is a much better set of initial conditions for hiring and investment than prevailed in the opening phase of the long-lived, pre-pandemic expansion.

 

  • Supply chain induced inflation
  • The shortages connected to supply chain snarls have been material contributors to above-trend inflation around the world. These elevated price pressures, which stand in stark contrast to the largely disinflationary past decade, have some negative implications for economic activity. Inflation reduces consumers’ purchasing power in real terms and can prompt central banks to tighten policy to curb excess demand.

 

  • Stronger investment expectations
  • The aforementioned supply constraints are, in some instances, consumers’ way of telling corporations to increase capital expenditures.
  • Less monetary support
  • We believe market participants are currently underestimating how much central banks will raise rates over the course of this cycle. The removal of central bank stimulus is, on the surface, a seeming negative for risk assets. However, investors must bear in mind that this withdrawal of support is linked to positive economic outcomes. In 2022, we believe it will be clear that the removal of monetary accommodation is a function of not just the stickiness of price pressures, but also the strength of growth and progress towards full employment.

 

  • China
  • We believe that a destabilizing downturn in real estate, which has captured investors’ attention due to the travails of several highlyindebted developers, will be avoided. However, we must acknowledge that the risks of this have risen, and, perhaps more importantly, that trend growth in China has diminished.

 

  • Asset allocation
  • Our core conviction is that equity market indicators and sovereign bond yields suggest that investors are underestimating the runway for above-trend economic growth. We are cognizant that such periods have been fleeting in recent history, which helps explain the market skepticism. Market pricing suggests a return to mediocre growth is consensus, and there is a higher burden of proof for this view to be realized. If economic activity unfolds as we expect, we are confident this high bar will be surpassed.

 

  • Asset classes
  • Risk assets most levered to cyclical strength – such as Japan, Europe, and sectors like US small caps, as well as financials and energy – should be well positioned to outperform in a world of upside growth surprises that propel bond yields higher. Exposure to commodities, both directly and through energy equities, is also useful from a portfolio construction standpoint in the event that inflation proves to be disruptive to both stocks and bonds.

 

Télécharger le rapport complet :

https://www.ubs.com/global/en/assetmanagement/insights/investment-outlook/panorama/panorama-end-year-2021.html

 

 

A lire aussi :

 

ABN AMRO

https://www.abnamro.com/research/en/our-research/global-outlook-2022-five-key-questions-for-2022

 

Bank of America

https://about.bankofamerica.com/en/making-an-impact/outlook-2022
 

Citibank

https://www.privatebank.citibank.com/outlook

 

Conference Board

https://www.conference-board.org/topics/global-economic-outlook/global-economic-outlook-2022-global-report

 

Credit Suisse

https://www.credit-suisse.com/microsites/investment-outlook/fr.html

 

Fidelity

https://www.fidelity.com/learning-center/trading-investing/timmer-outlook-2022

 

Generali Investments

https://www.generali-investments.com/fr/fr/professional/article/outlook-2022-bye-bye-beta

 

Goldman Sachs

https://www.goldmansachs.com/insights/pages/outlook-2022-the-long-road-to-higher-rates.html

 

IMF

https://www.imf.org/en/Publications/WEO

 

JPMorgan Chase

https://www.jpmorgan.com/insights/research/market-outlook-2022

 

Morgan Stanley

https://www.morganstanley.com/ideas/global-investment-strategy-outlook-2022

 

Robeco

https://www.robeco.com/fr/themes/expected-returns/2022-2026/

Jean-François Bay , Directeur Général, Développement international.